Pourquoi manger bio ?

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Manger bio : La garantie de manger plus sain

C’est logique, comme les pesticides et autres produits phytosanitaires y sont interdits, la culture bio permet de limiter considérablement le nombre de résidus chimiques qui s’accumulent dans notre organisme. « De même pour les traitements antifongiques et conservateurs qui s’y trouvent en quantité infime, voire nulle, si l’on choisit des produits locaux et de saison, précise Nicolas Garcia, chargé de mission au WWF. Les circuits de distribution étant aussi plus courts, il y a moins de risques de contaminations accidentelles. Contrairement à ce qui peut parfois arriver sur des produits provenant de pays où la réglementation est moins stricte et où il y a moins de circuits réservés pour la filière. » Ni nitrates, ni métaux lourds, et pas d’OGM potentiellement nocifs ! Exit les antibiotiques (sauf exception), les hormones et les farines animales dans l’alimentation animale. Enfin, pas d’irradiation. Oui, vous avez bien lu ! Il s’agit d’une méthode de conservation utilisée pour certaines épices, les herbes aromatiques séchées et condiments.

 

Manger bio : Un concentré de bons nutriments

Côté teneur en nutriments, vitamines et sels minéraux, les études varient. Mais l’Organisation mondiale de la santé a reconnu que les produits bio en contiennent plus. Rien d’étonnant : les végétaux non traités renferment moins d’eau et plus de matière sèche à poids égal. Ils sont donc plus concentrés. Comme, la plupart du temps, ils sont récoltés à maturité, leur teneur en vitamine C et antioxydants est supérieure. Sous réserve qu’ils ne restent pas des semaines sur l’étal du supermarché ou dans le frigo ! Quant aux viandes, les animaux étant élevés plus longtemps que leurs copains de batterie, au grand air et sans stress, les protéines sont de meilleure qualité. Cela se voit vite quand les escalopes ne virent pas à la flaque d’eau grasse à la cuisson…

Manger bio : Un moyen de respecter l’environnement

Le bio, c’est un mode de production qui respecte les sols, les cycles naturels, les espèces locales plus adaptées, la biodiversité. Si les produits sont locaux, c’est encore moins d’énergie dépensée pour les produire et les transporter. Et du coup, moins de gaz à effet de serre. Un intérêt écologique, mais aussi économique. Un exemple ? Dans certaines régions où les populations d’insectes ont été décimées par les pesticides et la disparition des jachères, haies et talus, la pollinisation doit se faire manuellement ou en important des abeilles. C’est le cas pour les pommiers anglais, les amandiers américains et nombre de légumes cultivés sous serre. « Le coût de la pollinisation est de 153 milliards d’euros, déplore Nicolas Garcia. Aberrant ! Car si on la préserve, la nature nous rend gratuitement ce service. » Chez nous, ce n’est pas mieux ! Dans un rapport, le Museum d’histoire naturelle a révélé que 25 % de la biodiversité a déjà été détruite dans les milieux agricoles…

Grâce au bio, l’eau coûte moins cher

Eh oui, l’eau que nous buvons est, elle aussi, touchée par l’usage massif de produits phytosanitaires (insecticides, herbicides, engrais…) ! Là encore, le bio permet de réaliser des économies substantielles. Aujourd’hui, le traitement des eaux polluées par l’industrie et l’agriculture (on ne connaît pas la part de chacune) représente un coût de près de 2 milliards d’euros. Or, pour 1 € investi dans le soutien à l’agriculture biologique, la collectivité économise 2 € sur la dépollution de l’eau, ce qui, à terme, ne peut que se répercuter sur nos factures…

« Premier utilisateur de pesticides en Europe et second au monde, après les États-Unis, notre pays a déjà pollué 96 % de ses cours d’eau et 61 % de ses eaux souterraines avec ces produits, selon l’Institut français de l’environnement. Or, non seulement cette dégradation silencieuse est néfaste pour la biodiversité (les poissons et les batraciens étant les premiers touchés), mais elle l’est aussi pour notre santé, rappelle notre expert. Car forcément, plus il y a de pollution, moins elle est facile à éliminer. On ne peut pas être en bonne santé sur une planète malade ! »

Manger bio : Une autre façon de manger… et de moins jeter

Les produits bio sont plus chers : « Un surcoût de 20 à 30 % en moyenne, difficilement tenable pour beaucoup de foyers, ajoute le chargé de mission du WWF. Sauf si l’on change notre façon de consommer. Par exemple, il n’est pas nécessaire de manger de la viande ou du poisson tous les jours pour être en bonne santé, au contraire, et même chez les enfants. Avec le bio, c’est facile de manger des légumineuses et des céréales goûteuses, variées, riches en protéines végétales, et de réduire sa consommation de protéines animales. Meilleur pour la santé et bon pour l’environnement puisque, aujourd’hui, la production de viande est, à elle seule, responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre. Et puis, choisir des produits bio permet aussi d’avoir une consommation plus raisonnée et d’éviter le gaspillage.

Manger bio : Tous les goûts sont dans la nature

Quoi de commun entre une tomate de saison récoltée à maturité juste avant d’être vendue, et une tomate que l’on trouve toute l’année, mais qui a poussé à coup d’engrais et n’a pris des couleurs qu’en voyageant… en camion ? « Le label bio lutte contre l’uniformité et garantit une richesse de goûts. On y trouve des variétés oubliées, traditionnelles et de terroir, choisies pour leurs qualités gustatives ou nutritionnelles, des viandes qui ont du goût, car produites sans antibiotiques et sans stress. Manger bio, c’est bâtir une nation d’éco-gourmands, s’enthousiasme Nicolas Garcia. Il y a une vraie notion de plaisir, à choisir ses produits et à prendre le temps de les cuisiner. Cela change tout ! »

Manger bio : Respecter l’homme avant tout

On l’a vu, passer au bio, c’est bon pour les finances. Les agriculteurs et les producteurs d’abord y gagnent en revenu et en santé, car ils sont les premiers touchés par des maladies liées à l’utilisation de pesticides. En plus de contribuer au développement des ressources des zones rurales (commerces de proximité préservés, écotourisme…), la filière est aussi créatrice d’emplois, car elle réclame 20 à 30 % de main-d’œuvre supplémentaire. Moins de produits chimiques, c’est aussi moins de frais de décontamination des sols, de l’eau et, à terme, de frais de santé pour tous. Enfin, la culture bio est synonyme de solidarité entre les pays du Nord et du Sud, entre les villes et les campagnes, et de davantage de lien social, car les intermédiaires y sont en nombre restreint. Manger bio, c’est donc encourager une agriculture respectueuse de l’homme avant tout.

Visitez : www.mangerbouger.fr

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